Le créateur propose une application ou un outil en ligne qui prolonge son expertise : programme d'entraînement guidé, suivi de progression, calculateur, planificateur de repas. L'utilisateur paie un abonnement mensuel ou annuel pour y accéder.
C'est le modèle le plus lourd techniquement : il faut développer, maintenir et faire évoluer l'outil. Des solutions sans code permettent toutefois de tester une première version à moindre coût.
Un créateur dont l'audience a besoin d'un usage quotidien ou très régulier (sport, nutrition, organisation, finances personnelles), avec une très large audience pour amortir le développement, ou une idée d'outil déjà validée par la demande.
un abonnement récurrent, mensuel ou annuel.
70 à 85 %, une fois l'outil construit ; attention, les boutiques d'applications prélèvent 15 à 30 % sur les paiements.
très élevée (développement, maintenance, support).
un revenu récurrent et un usage quotidien qui ancrent l'audience.
Développer l'outil avant d'avoir prouvé qu'il sera utilisé. Une application coûte cher à construire et encore plus à maintenir. Tester d'abord l'idée avec un outil simple (tableur, Notion, version web) auprès d'une partie de l'audience, et n'investir dans le développement qu'une fois l'usage et la volonté de payer confirmés.
Tibo InShape et Juju Fitcats prolongent les contenus sportifs qu'ils diffusent sur leurs chaînes avec ShapeYou, une application pour s’entraîner à la maison ou en salle. Elle propose des séances guidées et des recettes adaptées à différents objectifs : perdre du poids, prendre du muscle ou garder la forme.
L’abonnement coûte entre 8 à 14 € par mois selon la durée d’engagement. L’application est aussi proposée en pack avec des produits de nutrition et des compléments alimentaires, réunissant plusieurs offres autour d’un même objectif : la remise en forme.
Les vidéos gratuites donnent envie de se lancer ; l’application fournit un programme à suivre au quotidien. Une partie du public passe ainsi du visionnage à la pratique, avec un abonnement qui génère des revenus récurrents pour les créateurs.
Voir Tibo InShape dans le Guide YouTube →
Stan Leloup, créateur de Marketing Mania sur YouTube (chaîne inactive mais toujours accessible), vend des formations en ligne depuis 2013. Après avoir interrogé près de 300 formateurs sur leurs besoins, il lance SchoolMaker avec un associé.
La plateforme permet d’héberger et de vendre des formations, avec des parcours par étapes, une communauté et des séances en direct. L’abonnement coûte de 24 à 229 € par mois en formule annuelle, selon le nombre d’élèves, sans frais de transaction. SchoolMaker revendique plus de 1 800 formateurs et 500 000 élèves.
Il transforme ainsi son expérience de formateur en un logiciel destiné à d’autres professionnels, qui génère des revenus récurrents. Il y héberge aussi ses propres formations : ses élèves découvrent l’outil en l’utilisant, ce qui constitue une démonstration concrète pour ceux qui souhaitent lancer leurs propres cours.
Margo Cunego accompagne des femmes qui veulent créer leur activité avec « Boost ton Biz ». Sur YouTube, elle partage les coulisses de ses lancements, chiffres à l’appui, auprès d’un public d’entrepreneuses.
Elle lance ensuite Landa, un logiciel qui utilise l’IA pour créer un tunnel de vente : page de vente, formulaires, e-mails automatiques, paiements et prise de rendez-vous. L’ensemble est généré à partir de quelques questions. Proposé à 39 € par mois, l’outil aurait réalisé 30 000 € de ventes dès son lancement.
Son audience est modeste, mais elle correspond précisément aux clientes potentielles que vise le SaaS. Les personnes qui la suivent pour apprendre à vendre peuvent acheter un outil qui les aide à le faire. Elle prolonge ainsi son accompagnement avec une solution par abonnement qui répond au même besoin.
Finary partage sur YouTube des vidéos sur l’épargne et l’investissement : bourse, ETF, immobilier ou crypto. Ces contenus font connaître son application, qui rassemble les comptes et les placements pour donner une vue d’ensemble du patrimoine.
Une version gratuite permet de suivre deux comptes. Finary Plus, à 150 € par an, ajoute notamment l’analyse des frais, le suivi des dividendes et les rapports de performance. La formule Pro, à 350 € par an, inclut les comptes professionnels et les holdings. Les offres payantes peuvent être testées gratuitement pendant quatorze jours.
Les vidéos attirent un public intéressé par la gestion de son argent, la version gratuite permet de découvrir l’outil et l’abonnement donne accès à des fonctions plus poussées. Finary illustre ce modèle à l’échelle d’une entreprise : le contenu construit la confiance et alimente une activité de logiciel par abonnement.
HugoDécrypte a lancé Elan, un média consacré à l’entrée dans la vie active : métiers, logement, finances et droits. Suivi par plus d’un million d’abonnés, il rassemble des jeunes qui préparent leurs premiers pas dans le monde professionnel.
Elan propose aussi un site d’offres d’emploi, gratuit pour les candidats. Les entreprises paient un abonnement annuel pour publier une ou plusieurs annonces, qu’elles peuvent remplacer au fil de leurs recrutements. Les tarifs ne sont pas publics.
Les recruteurs achètent l’accès à un public jeune et ciblé, déjà réuni par les contenus du média. La confiance construite auprès des candidats devient ainsi un service vendu aux entreprises, tout en maintenant un accès gratuit pour les personnes qui cherchent un emploi.